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vendredi 24 janvier 2014

Texte Rp - Chapitre IV - Renouveau

     La première sensation reste celle qui se grave dans la mémoire à tout jamais.

     Chaleur... Lumière...odeur de sable et de sel... et de ces épices qui ornent les rassemblements de Caravanes Marchandes. Le dernier espace peuplé avant le grand Désert du Sud fourmillait comme jamais et les corps recouverts du tissu pour se protéger du soleil semblaient tous courir dans tout sens comme si le sable leur brûlait les pieds.

     Drakkon regardait l’endroit comme un gosse émerveillé, lorgnant les étals regorgeant de couleurs comme si cela pouvait lui faire apprendre des choses sur ce peuple.

     Il dominait d’une bonne tête tout ce petit monde et il était quasi impossible pour lui d'évoluer discrètement au milieu de ce peuple qu’il avait jadis considéré comme un ennemi.

     Les esclaves évoluaient au milieu des libres dans une certaine oisiveté, les filles en soies scintillantes attirant le regard par le soin qu’elles mettaient dans leur tenue et leur apparence.
     Le choc viendra de la présence d’esclaves mâles .. Les Hommes du Nord avaient beaucoup de difficultés avec cette notion... Un homme déchu était empalé ou exécuté pour mourir dans l’honneur et il était impensable que son genou puisse se poser à Terre dans la soumission... Et pourtant... autour de lui évoluaient des hommes portant le collier. le torse dénudé sur un Kief au milieu du pectoral, des chaînes reliant les jambes et des frocs coupés au milieu des cuisses. L’attention des Tahariens revenaient précisément sur le visage étranger Torvi qui les observait comme des bêtes curieuses, cette mâchoire carrée et ce visage marqué de cicatrices qui lui donnait un air inquiétant et un air visiblement étranger.

     Il recherchera désespérément des femmes libres et ne verra pas le début de commencement d’un voile de dissimulation... comme si ces hommes du Sud ne vivaient qu’entre mâles et entourés d’esclaves des deux sexes.


     L’appel de la main de son hôte fut l’annonce d’un nouveau mouvement. Il était temps pour eux de commencer le long voyage qui les emmèneraient dans ce que Trauma Fabric appelait « la cité du Sel ». Bizarrement, le regard de son ami brillait quand il vantait sa beauté et sa richesse... et cette particularité qu’il gardait secrète et qui semblait l’exciter au plus haut point.

     Le Torvi découvrit leur moyen de transport... Kaiilas alignés et Caravane attelée à ces bêtes particulièrement résistantes à la chaleur.
     Il n’était pas très bon cavalier et la monture le sentit dès le premier mouvement. Le départ de la traversée se fit dans la bonne humeur. Il était naturellement bavard et avide de poser des questions, son hôte pourtant très sérieux semblait se dérider à la présence de cet ennemi qu’il avait accepté dans son clan. C’était comme si le jeune guerrier trahit apportait enfin ce qui avait toujours manqué à l’homme de Guerre : Un Fils.
Trauma l’avait pris sous son aile dès la première seconde et cet homme si dur du Sud s’était transformé à la présence du jeune guerrier du Nord. Moins froid, moins distant, on le voyait rire et s'amuser, on le voyait oublier la guerre pour savourer enfin la présence d'un vrai complice. Ils avaient passé une bonne partie de leurs soirées ensemble à discuter de tout et de rien. Le torvi avait acquis la langue du Tahari auprès de son hôte, apprenant leurs coutumes par l’intermédiaire de ses histoires et découvrant la magie du Sud et de leur façon de vivre. Captivé par les récits, son envie avait été décuplée par les légendes et le mode de vie de ses anciens ennemis, chaque coutume appelant un rituel qu'il avait presque hâte de découvrir. Il avait été également très marqué par le visage de cet homme qui était devenu son protecteur. Celui-ci portait sur chaque haut des pommettes une sorte de brûlure teintée de charbon pour matérialiser son appartenance à sa Tribe et à sa cité. C’était une sorte de rituel que Drakkon avait questionné avec attention, le sheik lui parlant de cette tradition de se marquer le visage du symbole de son peuple : les Tashids et de sa maison pour figer dans le temps et sur ses traits ses origines. L’anecdote restera figée dans l’esprit de Drakkon et lui montrera l’attachement de ces hommes à leur maison et leurs traditions... peut-être aussi parce que lui n'avait plus d'attache...

     Ils avançaient dans une évidente complicité quand... chaque Ehns faisait perdre en bavardage l’homme du Nord... la soif le gagnant... et ce mal de cul obligatoire à tout cavalier qui a surestimé la résistance de son arrière train à une selle agitée.

     L’agonie d’une chevauchée inconfortable commença pour lui... mélange de souffrance par la chaleur et la soif... et cette lumière aveuglante qui rendait chaque dune semblable à sa voisine .
Il commençait à se demander si le guide connaissait le chemin qui menait au bout de Gor... et il se voûtait de plus en plus sur un Kaiila qui partageait sa fatigue.


     Trauma lui avait dit en riant « La cité du Sel se mérite ! » et il comprenait désormais toute l’ironie de ses mots... cet effort contre les éléments que demandait le simple passage jusqu’à ses portes.
     Le chemin qu’ils avaient emprunté était désormais masqué par le soulèvement omniprésent de sable... leurs traces désormais invisibles avaient disparus sous le souffle régulier du désert comme s’il cherchait à perdre ses hommes à tout jamais.

     Klima... était le bout du monde... et à cet instant... il n’aurait pas parié un Tarsk de la voir un jour.

lundi 13 janvier 2014

Texte Rp - Chapitre III - La rencontre.

     Le jour de la rencontre avec le Sheik arriva finalement...

     Il était prêt... prêt à lui afficher ce respect de l’homme reconnaissant... et prêt à lui avouer la raison de sa présence ici. 

      Il se souvenait comme si c’était la veille, de son entrée dans cette tente impériale dressée sur la Terre de ses ancêtres... c’était comme si on entrait dansun autre monde dès qu’on avait passé les lourdes tanneries qui en bloquait l’entrée... Son regard s’attardait sur cet espace imposant qui constituait la tente d’un Sheik Taharien... Tout n’était que luxe... dorures... vaisselle clinquante et couleurs criardes... le sol était jonché de tapis superposés pour en assurer le confort... tuant toute l’humidité qui envahissait les Terres du Nord. Le feu crépitait au centre de l’espace dans une ouverture amenant la fumée au sommet de la tente, chauffant l’espace avec une efficacité dont ses ancêtres devraient prendre exemple. Il observait cet homme presque perdu au milieu de tout ce luxe et dont la présence semblait pourtant évidente. 

Drakkon by Vanille.
     L’homme se levant révélait un physique étonnant, une stature nerveuse et allongée sur une tenue noire propre aux hommes du désert. Le front haut accentuait le regard sombre et perçant qu’il posait sur lui. Sa joue était marquée d’un symbole dont il ignorait la signification, encre tatouée noire sur une peau tannée parle soleil. Les yeux brillants de curiosité le sondaient... le jugeaient... semblaient à cet instant faire son procès et décider de son avenir. Les armes alignées le long de son flanc étaient d’une modestie surprenante pour un Sheik, le sabre portait l’emblème de celui qu’il avait emprunté à un des morts Tashid... et la lame affûtée était d’une flagrante efficacité... rien à voir avec le luxe d’une armede décoration. 

     Se mettre face à lui révélera une taille presque égale... chose surprenante pour un Torvi qui avait toujours eu l’habitude de dominer d’au moins une tête sesinterlocuteurs. Les épaules moins larges n’en étaient pas pour autant pourvues deforce il le sentit quand l’homme vint à lui pour lui étreindre les épaules en signe de bienvenue. Le salut Torvi fut énoncé avec un accent fort du Sud... comme sile Sheik Sayed cherchait à établir le contact... Drakkon lui répondra avec sourire un « Nidan... » qui lui rendait la politesse dans sa langue Tashid... il n’était pas trop sûr de ce que ça voulait dire... mais il avait entendu plusieurs bêtesà collier l’énoncer. Un sourire étirait leurs traits dans une complicité immédiate, un éclat de rire amusé unissant aussitôt les deux hommes devant la timidité inutile de leur salut et la bourde de langage du Torvi. Le Sheik ne releva pas le vocabulaire maladroit d’esclave que venait de prononcer son hôte... il saurait luirappeler tout au long de leur amitié naissante comme un « dossier » moqueur qu’ongarde jusqu’à la mort que le Nidan était réservé aux bêtes à collier. 

      L’homme débuta l’entretien par un « Je sais qui tu es... » qui annonçait immédiatement l’ambiance de la rencontre... il lui parla de son enquête pour connaître la raison de sa présence parmi les morts... de sa surprise en voyant la blessure causée d’après les soigneurs par le tranchant d’une hache. Aucun de ses hommesdu Sud ne portait ce type d’armes.. les hommes du Tahari appréciaient la finesse du coupant du Scimitar ou du Glaive.. parfois de l’épée et appréciaient tuer leurennemi d’un enfoncement progressif de la lame dans le corps. Ce type d’impact grossier et puissant n’avait pas la prestance de leur mise à mort. 

     La révélation n’était pas une surprise... le Torvi resta étonnamment placidecomme résigné devant la trahison de ses anciens frères. Il était dans cette situation délicate où il devait choisir de retourner à son peuple sagement en pardonnant... ou de réclamer vengeance et considérer ces hommes avec qui il avait grandi comme des ennemis. 

Performed by Alexx.
     Le temps lui apporta la réponse... les Tahariens surveillaient de très près leurs ennemis... il apprirent ainsi que le Haut Jarl était mort bêtement et bizarrement... Nul ne savait comment un guerrier tel que ce Torvi renommé avait pu décider d’aller chasser seul... uniquement muni de son arc et de quelques carreaux pour taquiner la dangerosité de la faune du Thorvaldsland... suicidaire ou tout simplement mis en scène... L’homme qui avait hérité du statut de Haut Jarl n’était autre que le bras droit de feu son père... ce traître qui montrait son vrai visage dans un opportunisme navrant de déshonneur. 

     Drakkon savait désormais que plus rien ne le rattacherait à ceux qui l’avaient vu grandir... L’hiver approchant fit se replier les hommes du Désert, chacun retourna dansses Terres pour y retrouver son foyer ou leur camp nomade... 

     Dans les caravanes les ramenant vers le Sud... se trouvait désormais un Torvi... un homme pris sous la protection du Sheik des Tashids qui avait décidé de l’accueillir dans une de ses cités et de lui faire découvrir « Son » Monde.

jeudi 19 décembre 2013

Texte rp - Chapitre II - Vivre ou mourir

SAYED TRAUMA FABRIK… c’était le nom de celui qui menait les hommes du Tahari et qui observait ce Torvi mourant à ses pieds... Le sheik de ces hommes envahissant le Nord semblait réfléchir... ses yeux noirs transperçaient l’homme comme pour sonder qui il était et ce qu’il allait faire de lui.

Il avait perdu énormément d‘hommes... trop... la lassitude le gagnait de cette guerre sans fin qui tuait des générations entières.
Son cœur s’était noirci d’un sentiment qui transforme la rage en résignation... il ne croyait plus à la victoire... il ne croyait plus à SA victoire. Il avait fait ramener chaque mort à son camp pour leur offrir sépulture décente... la sépulture des hommes du Sable ou seul la flamme et quelques grains du désert de leur terres sont consumés... On lui avait amené ce qu’il croyait être un de ses guerriers... méconnaissable... Aucun Tashid n'était capable de mettre un nom sur ce combattant portant le Scimitar de leur Tribe. Le physique puissant de l’homme l'avait vite trahi comme un ennemi... le Torvi à la taille haute et le torse puissant... les cheveux épais et longs et une barbe qui lui permet de se protéger du froid.
Le combattant était jeune encore... blessé gravement au point d’y perdre la vie s’il n’était pas soigné. Son visage coupé en deux par une lame et son corps cisaillé de toute part rendait improbable toute survie... et pourtant... il voyait clairement son torse se soulever d’une respiration poussive que seule la volonté pouvait tenir.

L’homme du désert y verra un signe... Tout ces hommes de son sang qui avaient péri et celui-ci qui avait été amené à lui comme l’espoir de vie. Et ce Scimitar ancré dans sa main... cette arme propre aux hommes du désert qu’il tenait comme le dernier fil le retenant à la vie... comme l’arme qui changerait désormais son destin... Il décida de sauver une vie encore... une seule... pour ramener le soutien des divinités de leur peuple.
Il voulait en apprendre plus sur ses ennemis et savait que la reconnaissance aiderait à terminer cette guerre. Il ordonna la survie de l’homme... remettant sa vie aux physiciens nomades qu’il avait amené avec lui pour la campagne d’invasion.

De nombreuses semaines furent nécessaires pour que l’inconnu reprenne conscience. Son dos avait été couturé et soigné sur un délai très court... mais tous les soins et le savoir-faire des Verts du Sud n’avaient pas suffi à sauver cet œil qui s’était infecté. Les tissus étaient morts par manque de réactivité... le nerf de l’œil s'était éteint en même temps que toute lueur de vie dans cette prunelle touchée par la lame... La cicatrice barrant sa joue était restée impressionnante... à se demander comment le crâne n’avait pas été scié en deux... pourtant... les chairs refermées lui donnait un visage particulier... double face où le côté gauche appelait la mort et la dévastation... et où la droite, complètement indemne, montrait le gâchis d’une gueule qui avait dû séduire.

La convalescence se fit dans un long apprentissage de cette langue si particulière du désert... une sorte de Goreen détourné par les hommes du Tahari qui n’avait rien à voir avec les sons gutturaux de son village.


L’homme dénommé Drakkon se révélera un fils de Haut Jarl... Un guerrier ayant fait ses preuves aux yeux de son père qui lui destinait sa succession. Il était assez jeune pour se rappeler de son enfance... mais pas assez vieux pour avoir connu plus d’un combat... le seul et unique restant celui où il était tombé, trahit par ses frères.
Il prenait la bénédiction de son sauvetage avec tout la détermination de celui qu’il sait que cela l’aidera à se venger et qui est clairement conscient de sa chance.
Il regagnera assez vite les capacités de mouvement de son bras... de sa poigne tenant le scimitar qui lui avait donné ce nouveau départ dont il apprendra doucement le maniement... et de ce dos qui malgré la perte de souplesse dû à la blessure se renforcera par d’autre atouts.
L’œil borgne n’était plus un handicap... sa cervelle compensait rapidement la perte de l’organe et bientôt l’équilibre et la vision se fera même en 2D... anticipant par des mouvements plus nerveux de la nuque pour survoler chaque angle.

La façon dont les hommes de ce camp balbutiaient son nom l’amusait au plus haut point... à croire que la langue Taharienne ne supportait pas les consonnes fortes... Il se prenait du DwaKon ou du Diiiakkkkon régulièrement... mais finissait souvent par être nommé le Shietan... l’étranger...

Il n'était plus Torvi... Il n'était plus guerrier... mais uniquement cela... un survivant... un Sheitan entre deux peuples.

mardi 10 septembre 2013

[Rp] Quand le marchand est dans les cages Sa'Durma...

Vanille [called Cailin] ne détache pas son regard noir de Mac, le suivant lors de son approche... elle est raide, tendue comme un arc et ses pieds s'écarteront l'un de l'autre, léger mouvement qui accompagne celui du boy... On dirait qu'elle se positionne, se préparant à bondir. Elle claque la langue et gronde "Que font tous ces mâles ici?" voyant son frère arriver... apportant une dose de testosterone en plus.

Christoval: je n'en sais rien et sincèrement je n'aime pas ça et surtout je n'aime pas te voir dans cet état *se retourne en entendant des pas, puis dit* Tal bro.
Ian Cameron se pointait à pas feutrés dans la caverne des panthères, écartant les branchages pour pénétrer dans cet endroit clair obscur qu'il avait découvert la veille... Il avait appris à se déplacer sans bruit, sa focale verte s'habituait progressivement à l'obscurité du tunnel. Il distinguait deux silhouettes, s'en rapprocha avant de reconnaître sa soeur et son boy... "Tal vous deux... que se passe t'il ici?" son regard passait de l'un à l'autre, interrogatif, la tension nerveuse était palpable, presque étouffante.

Vanille [called Cailin] serre les dents, sa mâchoire se contractant tant elle fait l'effort de se contenir, d'envoyer valser ces images qui l'assaillent de nouveau... elle lâche un grondement frustré, se sentant épiée par eux... Elle écartera les bras, et vient les fixer de son regard vert noirci de colère "Baissez les yeux! BAISSEZ LES YEUX NOW!" hurle-t-elle d'une voix éraillée de panique... elle sent son corps trembler, ses yeux se voiler. Mais elle ne bougera pas tant qu'ils n'ouront pas fait de qu'elle a dit.

Christoval baisse son regard comme il avait apprit à le faire mais il ne s'arretera pas là, il tourne les talons et sort de la grotte en silence.

Ian Cameron ne dira rien... pas un mot ne sortira de ses lèvres contractées par la colère qu'il sentait monter comme une vague silencieuse. Il dardait son regard sur sa soeur, décidement elle avait bien changé... Il ne la reconnaissait plus, combien avait été désatreux le voyage qu'elle avait fait, qui l'avait envoyé loin d'eux, de son maître. La fille en face de lui était à la limite de l'hystérie, se balançant d'un pied à l'autre en un mouvement qui en disait long sur son énervement. Il ouvrit la bouche pour râler comme il en avait l'habitude avec elle lors de leurs chamailleries fraternelles quand ils étaient tous deux sous la chaîne du marchand... D'une voix rauque, assourdie par la colère qu'il sentait monter, il la fixa "Tu plaisantes là? Me faire baisser les yeux?! Et pourquoi?! Il me semble que ça fait longtemps que je n'ai pas baissé les yeux devant toi petite soeur..." il n'entendait pas les voix assourdies provenant du fond de la caverne.

Vanille [called Cailin] garde son regard perturbé rivé sur lui, ne cillant même pas alors qu'il refuse de baisser les yeux... Autant Mac a obéi et même fait demi tour tant il la sait capable de lui sauter dessus... Elle savait que Ian refuserait, il est l'ainé de leur fraterie et cela ne changera jamais... Mais là, elle ne supporte pas le regard planté sur elle, un coinement douloureux s'échappant de ses lèvres grimacantes de douleur "Ne me regarde pas... Ian " murmure-t-elle... Elle pointe un doigt tremblant derrière elle et dira dans un souffle, ses yeux ternes s'innondant de larmes de colère "Il faut que je le tue, que je lui fasse mal comme j'ai eu mal." lâche-t-elle dans un souffle étouffé sous son écharpe.

Ian Cameron mis un moment à comprendre, il fixait sa soeur d'abord interrogatif... la signification du "il" lui échappait, qui était ce "il" dont sa soeur parlait?! Elle semblait sous le coup d'une émotion vive, le fixant douloureusement comme si elle avait voulu extirper des souvenirs hideux de sa tête. Il se rapprocha d'elle dans un mouvement lent, il savait qu'elle n'aurait pas osé le frapper... Oui, il était toujours un esclave, il ne devait d'ailleurs sa survie qu'à ça chez les sauvages. Oui, elle était au dessus de lui, sa condition féminine lui donnait le pas sur lui, la lame qu'elle affichait clairement dans son dos aurait pu le frapper s'il avait été un de ses ennemis, mais là... il était son frère! Son FRERE! Le même sang coulait dans leurs veines, la même couleur d'yeux, la même carnation et un air de ressemblance indéniable. Il avança la main, prêt à lui toucher le bras pour rétablir ce contact rompus, toute trace de colère avait disparu de ses yeux verts, il étendit les doigts... allait la toucher... encore un demi pas... et il recula soudainement quand elle le fixa de ce regard douloureux qu'il ne lui avait jamais vu. Sa main se referma, se recula... il osa enfin l'intererroger... "Qui ça 'il' sista? De QUI tu parles?".

Vanille [called Cailin] ne cesse de fixer Ian de son regard meutri, sa respiration haletante soulevant sa poitrine... donnant l'impression qu'elle est secouée de spasmes nerveux... Elle ne bougera pas, brisant le contact visuel en baissant le regard vers ses doigts qui s'avancent vers elle.. Ian lui parle doucement, sa voix s'insinue parmi les horribles souvenirs qui lui fendent le crâne. Elle suffoque, une main allant baisser l'écharpe qui cache ses lèvres palies par l'effort qu'elle fait pour se contrôler. " Flow... " lâchera-t-elle dans un souffle saccadé, la chair de sa lèvre inférieure perlant alors qu'elle se mord pour ne pas hurler ce nom.
Elka coise au passage Cailin et Cellen et lance un regard à sa soeur "Ton soucis va être réglé d'ici peu Caillin!".

Ian Cameron pâlira atrocement, son visage prenant la couleur de la cendre en une ihn... il ouvrait des yeux exorbités, semblait chercher un air qui lui manquait, il posa un regard torturé sur sa soeur avant de murmurer comme un écho "Flow... Flow..." la litanie de ce nom qui revenait sans cesse à ses oreilles le fit réagir au quart de tour, le moment de stupeur passé "FLOW ?!!... Il est LA?!!" Il hésitait entre se ruer dans la caverne du fond et prendre la direction des deux panthères qui venaient de les dépasser ou rester la près de sa soeur... il la sentait à bout de nerf, fragile, capable de faire toutes les betises... Personne ne lui avait dit ce que sa soeur avait souffert ni son état d'esprit. Il croyait naivement que ses délires de persécutions étaient dûs au contact avec les panthères et leur phobie des hommes. Mais là, c'était autre chose... sa moitié fraternelle semblait comme tetanisée, oscillant entre la folie et la rage la plus noire... Il s'approcha, la prenant cette fois énergiquement par les épaules, crispant ses deux mains sur la chair tendre "Tu restes là! Je ne veux pas que tu l'approches. Tu as compris?!" Son autorité naturelle, et l'ascendant qu'il avait toujours eu sur elle reprenait le dessus. Il était son frère, l'élément mâle, et dans son esprit elle devait obéir... même dans ce monde Goreen, il demeurait l'élément fort, même si c'était souvent un leurre.

Vanille [called Cailin] relève lentement les yeux sur Ian alors qu'il murmure le nom du marchand, la faisant frissonner de dégout tant le savoir ici la ramène vers ces souvenirs terribles qu'elle a vécu... Elle en a un haut le coeur, glissant le visage entre ses mains le temps de se ressaisir et d'éclaircir ses envies de meutres. Elle ne le verra pas venir, ouvrant de grands yeux effrayés alors qu'il la secoue à entrechoquer ses dents blanches. Elle comprend que lui aussi lui interdit de lui faire du mal... tout comme Lasha qui lui a déjà interdit de le tuer. Elle lâche un grognement de colère, mêlée à la panique, hurlant alors qu'elle tente d'échapper à l'emprise de Ian "Mais lâche-moi! LACHE-MOI!" Elle plonge son regard dans celui de Ian, ses prunelles déchirées par les gestes de Ian... "Comment ose-tu vouloir le protéger?! Il doit souffrir... tout autant que MOI!" siffle-t-elle avec hargne. Elle stoppe un moment, halète sans briser ce contact visuel et dit d'une voix glaciale " Et j'espère qu'Elka est en train de le tuer... afin de régler mon... soucis" reprenant les mots d'Elka.

ŋïҡïŧą s'avance doucement et pose une main sur l'épaule de Vanille en lui souriant doucement "Comment vas-tu ? Je suis désolée pour tout à l'heure tu sais mais..." la regarde alors un peu désolé.

Ian Cameron poussa un hurlement de rage en entendant le cri du coeur de sa soeur, il la toisa , enserrant les épaules plus fortement, les jointures de ses mains craquant sous la contrainte, blanchissant ses doigts. Il savait qu'il lui faisait mal mais au moins si ça pouvait servir à la sortir de son délire paranoiaque, il aurait réussi! Il se planta devant elle, écartant les jambes pour asseoir son emprise. Ah pas question qu'il la laisse filer cette fois! Panthère ou pas, ça restait sa soeur! La petite chose toute en soies roses qui dansait devant le regard concupiscent des libres de Klima, la fille au visage de poupée à peine fardé, le sourire trainant souvent du coté des maîtres... Il écouta les sons qui venait du fond de la caverne... pas de trace de hurlement... il avait encore le temps... le TEMPS!! Il fallait en gagner... il le fallait absolument! D'abord empêcher sa soeur d'atteindre sa cible... il chercherait plus tard ce qu'elle reprochait au marchand... et ensuite distraire les panthères suffisamment longtemps pour qu'il puisse parler à son maître assez longtemps pour savoir quoi faire. Mais son intention était claire, JAMAIS il ne laisserait ces sauvages lui faire du mal! Il planta son regard douloureusement dans celui de sa soeur... descendant de ses épaules meurtries jusque ses poignets, les serrant avec autant de force, il baissa la voix, se rapprochant encore d'elle, les dents serrées, dans un souffle il parvint à articuler "Je VEUX que tu me le laisses sista... tu m'entends? Je règlerai nos comptes moi même... Toi il ne faut pas qu'il te reconnaisse, qu'il te voit... promets moi." sa voix se fit caressante, complice, fraternelle, une caresse comme il savait les faire. Avant, elle ne résistait pas à cette douceur... il se recula brusquement en entendant Nikita arriver, se reculant de quelques pas en grognant sourdement... Bordel !!

Vanille [called Cailin] ne décolère pas et la douceur de Ian ne fait pas le poids contre la présence du marchand qui ravive les souvenirs de son périple... son viol surtout. Elle enrage, tirant sur les poignets pour les récupérer "Ben c'est ça, vas-y! Va le punir pour ce qu'il a laissé faire." elle hoquete alors qu'il la lâche soudainement, manquant de tomber en arrière, se rattrape vivement, la main de niki effleurant son épaule. Elle pivote et la regarde sans comprendre... paumée... son esprit bourdonne de colère "Par... pardon? " elle fixe sa soeur, toute tremblante. Elle lance un regard noir et paumé vers Ian, grondant alors que deux inconnus font irruption face à elle... et un mâle... encore.

[interlude provoqué par deux visiteurs. Ian retrouve Vanille au milieu de la fôret]

Ian Cameron se rapproche silencieux, semblant se dépalcer comme un fauve, les mains derrière le dos pour les empêcher de trembler... sa résolution est prise, cette vie de sauvage, cette vie de tous les dangers n'est pas pour sa soeur... il va la faire repartir avec le marchand... en securité tandis qu'il restera ici. "Je peux... te parler?".

Vanille [called Cailin] pivote lentement pour faire face à Ian... inclinant un peu la tête pour cacher son regard sombre autrefois joliment vert... " Oui " dira-t-elle simplement, passant une main tremblante sur son front.

Ian Cameron se rapprochait de sa soeur à la toucher, l'entourant presque délicatement de ses bras puissants. Sa musculature s'était développée au contact des sauvages et des combats qu'il avait dû mener pour leur survie. Il n'était plus le petit kajirus qui était la près d'elle mais un combattant, même s'il était encore asservi à une femme. Il se pencha sur elle et lui murmura à l'oreille "Ecoutes... j'ai réfléchi. Je veux que tu repartes avec Flow... Tu seras à l'abri avec lui, il a toujours gardé et pris soin de sa chaîne."

Vanille [called Cailin] contracte ses muscles au moment où Ian s'avance vers elle et la prend dans ses bras... tendue à mort tant son envie de meutre ne passe pas. Elle lâche un léger grognement alors qu'il vient chuchoter au creux de son oreille. Il lui parle de la chaîne du marchand... de protection et elle craque, plantant ses ongles dans le dos de Ian alors qu'elle s'agrippe en lâchant dans un râle "Mais je souffre. Je n'ai plus rien à donner. J'aimerais tant le voir souffrir comme j'ai mal. J'ai eu si mal." hoque-t-elle en voyant des flashes de son viol appuyer sa douleur. Elle cache son visage contre ian, plantant ses dents dans son épaule, sans morde trop fort... de quoi le marquer quand même, étouffant un cri.

Ian Cameron étouffait un cri de douleur quand les ongles acérés se plantèrent dans son dos, il se mordit les lèvres en résistant, sans relâcher son étreinte fraternelle d'un pouce. Son intention était de la mettre à l'abri, loin d'ici où des dangers sans nom rôdaient en permanence, les bêtes féroces pullulaient, sans compter la famine qui parfois poussait certaines panthères à s'approcher trop dangereusement des cités à leurs risques et périls. Combien n'étaient jamais revenues... La vie d'une femme sur Gor était loin d'être évidente... Alors ne valait-il pas mieux pour sa soeur d'être entre les mains d'un homme qui avait toujours été bon pour elle. Elle avait toujours mangé à sa faim, et pouvait même se parer de bijoux ou de belles silks. Traine misère au fin fond des forêts, c'était l'antichambre d'une mort annoncée... Il la regarda douloureusement, sans la lâcher, sans relâcher la pression de ses bras autour d'elle. Il ne comprenait pas sa réaction, ce refus, cette idée de vengeance qui revenait tout le temps comme une rengaine usée entre les lèvres de la jeune femme... Il osa un "Me diras-tu ENFIN ce que tu reproches à notre m... à Flow?".

Vanille [called Cailin] reste serrée contre Ian, son corps enragé bloqué dans une attitude de refus. Elle pleure de rage, de douleur et de peine. Elle est paumée... reniflant alors que son nez coule sur l'épaule de Ian. Elle le relâchera soudainement, posant les mains à plat sur son torse pour le forcer à relâcher son étreinte. Elle lève les yeux vers lui, essuyant son nez humide d'un revers de main, utilisant sa manche. Vanille lui lance un regard profond, terne, fragile et torturé à la fois " Nai... il ne sait pas me protéger... il n'est pas venu me chercher.. il m'a abandonnée au géant." finit-elle par dire en s'étranglant.

samedi 17 août 2013

[Rp] Désillusion...


Vanille éclate de rire comme elle ne comprend qu'à moitié ses dires... se penche un peu en avant et chuchote " Et bien... vu la façon dont tu t'exprimes, je peux comprendre que les choses soient déformées " Tal Ophelie " dit-elle en s'écartant un peu pour laisser la nykus se charger de la fille.

Ophelie fronce les sourcils "oh comment allait elle?"

alice Korpov: Elle allez bien. Elle enceinte et fatiguée mais elle aller bien.
alice Korpov: Femme libres méchante gifler elle et Alice très peur.

Vanille tique aux mots de la fille et fronce les sourcils, tournant la tète ver Ophelie " Enceinte ? "

Ophelie plisse le regard passant de Vanille à Alice puis ouvre de grands yeux "Enceinte!!"

alice Korpov: Oui elle avoir ventre rond et dire à Alice elle devoir se reposer car elle enceinte.

alice Korpov: moi demander à elle pourquoi plus avec vous.

Vanille pâli au fur et à mesure qu'elle comprend... aux dernières nouvelles, pour Vanille, Lasha était prisonnière de Flow et la colère s'empare peu à peu d'elle... Elle fera vite le rapprochement sur la grossesse de Lasha et le possible géniteur. Son sang ne fera qu'un tour... et grogne entre ses dents " Je vais le tuer. "

Ophelie soupire longuement, elle se demande qui est encore le père... elle réfléchit avec qui Lasha aurait pu le concevoir, puis voyant le réaction de Vanille, elle comprend "Outch Flow..."

alice Korpov voit la colère dans les yeux de Vanille et se dit qu'elle aurait peut être mieux fait de se taire.

alice Korpov: Elle dire à libre s'être soumise à Flow.
alice Korpov: Moi lui demander pourquoi être plus votre chef.

Ophelie pose une main sur la main de Alice..."On va en parler plus tard d'accord..."

alice Korpov: Oui moi attendre et dire tous plus tard.

Vanille n'est que boule de colère et de haine envers les hommes, celui qui l'a violée et maintenant, celui qu'elle avait chéri par le passé... cette révélation la fera basculer dans un rejet total des mâles... elle est dégoûtée. Vanille serre les poings, regardant Alice avec ses yeux assombris sans trop comprendre la douleur qui lui fait mal... la jeune panthère s'écartera d'elles, allant s'isoler un peu.

Ophelie pose une main sur l'épaule de Vanille, la regardant dans les yeux.."Les hommes sont ainsi, Vanille, ils prennent ce qu'ils ont envie de prendre... tu dois faire la même chose maintenant."

Vanille lève son regard émeraude chargé de haine et de larmes... elle tremble tant elle est frustrée et en colère " Je les déteste... je comprend que je n'ai jamais été assez bien... juste assez bonne pour être son objet ou être violée " elle frotte son oeil d'un revers de la main et siffle de colère, la voix rauque tant cette nouvelle est la chose qui l'achève " Je vais le tuer. "

Ophelie serre son épaule, puis sèche ses larmes "Hey, hey, tu ne dois pas te laisser guider par ta haine, mais seulement ta rage." lui lève le menton "Regarde-moi, tu étais une esclave, sa propriété rien de plus... il tenait à toi car tu aurais pu lui rapporter de l'argent, mais tu n'es qu'un objet pour lui. Il tenait à toi mais pas de la manière dont toi tu tenais à lui."

Vanille se laisse aller à sa douleur, laissant ses larmes couler librement face à Ophelie... elle est encore fragile, le viol l'ayant brisée au plus profond de son être " Ils ne sont jamais venu pour le trade... " laisse-t-elle échapper dans un gémissement de colère. Elle reprend son souffle, la respiration toujours légèrement sifflante et ajoute, regardant Ophelie avec des yeux humides mais ternis par la mal " Ai-je été autant aveugle ? Je pensais vraiment qu'il tenait à moi... tu... tu as raison. " elle est désillusionnée, au plus profond de son être.

Ophelie tend ses bras pour que Vanille puisse s'y blottir."Pleure un bon coup, je pense que là t'as réalisé ce qui se passait vraiment et ce qui était vraiment une esclave" Elle soupire "Ecoute, tuer Flow ne t'apportera aucun salut, maintenant tu dois faire tes propres expériences, voir l'autre coté de la barrière, être libre tout simplement... et tu en ressortiras plus forte."

Vanille se laisse aller dans les bras d'ophelie, la serrant comme pour se lier à quelqu'un qui serait capable de l'aider à garder la tête hors de l'eau. Elle a besoin d'être guidée et elle risque de complètement vriller dans le mal si on ne l'aide pas " Je déteste les hommes... ils ne savent rien donner... ils prennent, c'est tout. " elle serre les dents et hoquette " J'ai tant donné sans rien attendre en retour... maintenant, je vais prendre... et s'il m'approche, ce sera sa vie. "

Ophelie pose la tête de Vanille sur son épaule... lui caresse les cheveux..."Tu dois apprendre déjà à te débrouiller dans la forêt, survivre... savoir chasser, c'est la première étape... je t'aiderai pour ça... puis la chasse aux hommes viendra après, tu pourras te défouler rassures toi... mais ne te laisse pas guider par la haine d'un seul homme, apprend de nous toutes... le vrai méchant n'est pas toujours celui que l'on croit."

Vanille reste dans les bras d'ophelie et se laisse un peu bercer, écoutant ses paroles sages qui ont du bon pour la calmer et aider Vanille à reprendre un peu le contrôle de sa colère. Depuis peu, elle ne sait plus se contrôler, vrillant bien trop rapidement dans des crises de colère parfois trop explosive... c'est le caractère de sa mère, Noirah la Rouge, qui refait surface... elle peu devenir une sale teigne. La jeune femme hoche doucement la tête, fixant son énergie, pour le moment, sur autre chose que sa haine envers les mâles " Oui..." soufflera-t-elle simplement.



lundi 12 août 2013

Tahari's life: Un combat inégal.

Elle est à sa merci, coincée contre lui, son corps à demi-nu bataillant pour le repousser loin d'elle. Elle a tenté de le mordre pendant ce baiser volé et c'est en lâchant un petit cri de surprise qu'elle se retrouve projetée sur le lit. La jeune femme reprend vite ses esprits, regardant avec horreur ce géant à l'autre bout de cette corde qui lui enserre les poignets. "Naiiiii" gémit-elle en le voyant approcher, reculant contre la tête de lit tel un animal blessé, suivant ses moindres gestes alors qu'il entreprend d'attacher sa corde au lit tout en laissant de la fluidité pour pouvoir retourner la fille à sa guise.
La jeune esclave comprend qu'elle va avoir difficile à lui échapper et, affolée, le coeur battant à tout rompre, elle s'acharne pour défaire ce noeud goréen parfait. Elle le surveille du coin de l'oeil, pleurant en voyant le jarl ôter ses armes et vêtements avec une lenteur cruelle "Naiii, naiiii." panique-t-elle, ses mains tremblantes tirant sur la corde dans un geste désespéré.
Elle hurle d'effroi, sentant sa cheville prisonnière de sa main, se débattant comme une forcenée alors qu'il la tire pour l'étendre sur le lit et arracher le reste des soies qui ornaient sa taille... la corde jouant son rôle en redressant les bras de la fille au dessus de la tête.
Il regardera la fille se débattre, savourant le peur qu'il lui inspire pour finalement venir s'allonger sur elle et décupler la panique de la kajira. Elle hurle, elle le mord, se débat tant bien que mal sous ce corps rock qui la paralyse et, la coinçant sous son bassin robuste, il lui prend le visage dans une main et la regarde dans les yeux, gardant un silence pesant.
Il ne freinera pas la panique de la jeune fille, la laissant batailler contre lui afin qu'elle s'épuise rapidement, les pleurs et hurlements animant le début de sa soirée de plaisir. Il la sent qui perd le contrôle, son petit coeur affolé presque audible si tu la fais taire, sa respiration haletante dans un souffle qu'elle n'arrive pas à reprendre. Alors seulement, il ira forcer le passage vers l'intimité de la jeune femme, ignorant à présent ses protestations de moins en moins vives, ses mains solides s'enfonçant dans la chair fragile de ses cuisses... elle est à lui.
La jeune slave donnera encore quelques signes de résistance contre ce géant qui l'immobilise sous son poids, la douleur de ses chairs meurtries lui arrachant des gémissements plaintifs. Le combat est inégal et Vanille abandonne toute lutte, comprenant qu'elle ne fait qu'aggraver son mal. Elle subira ses assauts répétés, le jarl jouant avec elle telle une poupée de chairs et d'os, rien de plus. Il la manipule à son bon plaisir, jouissant de ce corps à la peau douce et au parfums du Sud qui lui appartient désomais, brisée entre ses doigts de géant. Il a dompté ce petit animal aussi facilement qu'on cueille une fleur...
La nuit aura été longue pour la kajira, s'enfermant tant bien que mal pour protéger son esprit et oublier cette brûlure entre ses reins. Maintenant que la tempête est finie, coincée dans l'étau des bras de l'homme endormi, elle se laisse aller à sa peine, pleurant son son sort et sa bêtise... Elle souffre, son corps n'est plus qu'un amas de douleur, son esprit est en lambeaux.


jeudi 1 août 2013

[Rp] Comment mettre Vanille en rage.

Leinjan Aries inspecte la prisonnière, le visage impénétrable.

Vanille reste prostrée là, sans bouger. Elle a bien sûr senti la présence de la panther et c'est en levant la tête lentement qu'elle lui lancera un regard noir.

Leinjan Aries pose deux bols sur le sol près des barreaux. L'un plein d'eau et l'autre d'un ragout.

Vanille la regarde faire, sans lâcher un mot... elle est frustrée, en colère et toujours aussi affaiblie... son corps n'a pas eu le temps de récupérer de son long voyage... elle tendra le cou pour jeter un oeil vers les bols, humant doucement le fumet qui provient de l'un des deux. Bordel, elle meurt de faim. Alors, avec des gestes lents, elle prend le bol de ragoût... elle l'approche de ses lèvres et renifle encore une fois... Mais vanille ne veut pas manger face à elle et pour la défier, elle dépose le bol dans un coin de la cage... allant la fixer sans émotions.

Leinjan Aries s'assoit tranquillement. "Mange. Je t'apporterai une cuvette pour que tu puisses pisser, et une autre remplie d'eau pour te laver. Une fois que tu auras mangé."

Vanille entrouvre les lèvres et laisse passer l'air dans un léger sifflement d'agacement, plissant des yeux comme elle ne lâche pas la panther des yeux. Son regard émeraude, habituellement illuminé de pépites or, est ici, sombre et chargé de colère. Vanille passera lentement la main sur sa nuque, sous les cheveux... pouah... l'air est lourd et il y a trop d'humidité... elle se sent pouasseuse " Je veux prendre un bain dans l'eau clair d'une rivière... ta cage pue... comment veux-tu que je mange ici ? " elle regarde le bol de ragoût, ayant l'eau à la bouche tout de même.

Leinjan Aries: Je jetterai un seau d'eau tout à l'heure. La cage puera moins. Mais cela ne servira à rien si tu es sale." Elle continue à attendre comme si attendre devant une cage était l'unique but de sa vie.

Vanille serre les dents et pivote un peu sur le sol, allant lui tourner le dos... elle attrape le bol de ragoût et vérifiera la chaleur... hum ça va, c'est froid... elle mangera doucement, prenant le temps de bien mâcher et lançant des regards à Leinjan par dessus son épaule " Tu te débrouilles. Mais moi, je veux me baigner dans l'eau courante. " dit-elle d'un ton froid. Elle lui tourne le dos à nouveau, continuant son... festin pour nourrir son corps fragile.

Leinjan Aries continue son attente patiente.

Vanille mange, elle prend son temps... son corps tremblant de colère comme ça l'agace que cette panther n'aie rien d'autre à foutre que de la regarder manger. Ben si ça la diverti, elle va ralentir la cadence, mâchant au moins dix fois un bout de viande " T'as rien d'autre de mieux à faire ? Je sais pas moi, trouve moi un savon et une idée pour que je me baigne dans la rivière " Elle lâche un soupire, malgré sa lenteur de tortue, elle arrive au bout de son bol. Vanille le dépose près d'elle et se cambre, s'étire pour prendre celui d'eau, son regard vert lançant des éclairs vers leinjan.

Leinjan Aries continue à attendre sans un mot, changeant simplement de position une fois de temps en temps.

Vanille boit doucement l'eau, ne la trouvant même pas bonne... raah elle aurait aimé l'aromatiser avec un peu de jus de larma. Elle regarde Leinjan et serre le bol vide entre ses doigts, faisant blanchir ses jointures " Mais qu'est-ce que tu attends là au juste ?! " elle s'énerve, voir cette panther, assise à la regarder comme si elle était un drôle d'animal... et en plus sans dire un mot, ça la foutait mal à l'aise. Et réagissant à cette frustration et colère, perdant le contrôle alors que cette femelle lui fout les chocottes, elle lui balance le bol à la tronche.

Leinjan Aries détourne partiellement le coup par un geste réflexe mais reçoit tout de même le bol sur la tempe, et est aspergée de gouttes d'eau. Tâte son front pour vérifier qu'il n'y a pas de coupure et pour laisser passer le petit éclair de douleur. Elle prend une inspiration puis va chercher les deux bols qu'elle emporte.

Vanille la regarde un instant, un sourire de triomphe sur le coin de ses lèvres... elle a fait mouche, l'a touchée. Vanille s'attend à ce que la fille s'énerve ou au moins émette une protestation... mais rien, elle reste là, figée comme une statue à la regarder... grrr ça la fout encore plus en colère, son sang ne fait qu'un tour et elle se met à hurler " MAIS VA-T-EN ! QUE VEUX-TU ? " son corps se tend sous la colère et cherche autre chose à balancer. Vanille stoppe tout mouvement comme Leinjan se dresse, prend les bols et s'en va... elle respire profondément, son coeur battant la chamade, fixant l'ouverture de la grotte avec un air hagard.


Leinjan Aries revient chargée d'affaires: deux seaux, une jatte remplie de nourriture et deux cruchons de terre cuite qu'elle dépose contre la cage.

Vanille se colle contre les barreaux, regardant la panther revenir à nouveau. Elle la suit du regard, épiant ses moindres faits et gestes. Vanille montre les seaux et dit " et je pisse au travers de la grille ? " sifflant de colère.

Leinjan Aries: "Il y a de quoi manger et boire pour deux jours. D'ici là, Elka devrait être rentrée." A l'exclamation, elle montre l'un des seaux vides qu'elle a apporté "exact."

Vanille éclate de colère et tape contre le barreau, se faisant mal au poignet comme elle a bien sûr, tapé de travers " Tu te fous de moi ?! " hurle-t-elle avec rage, son regard devenu aussi sombre que le vert de la foret la plus dense " Je ne suis pas une sauvage... sois un peu humaine ! " elle se met à tourner dans sa cage et pointe les doigts vers les cruchons " qu'est-ce ? " ne cessant de s'agiter tel un larl dangereux.

Leinjan Aries: "de l'eau avec quelques gouttes de vin pour la conservation. Si tu fais attention tu as de quoi tenir plusieurs jours."

Vanille tourne en rond, affolée et en colère... deux jours... quoi ? Elle va se retrouver seule ici pendant deux jours? Elle ne cesse de lancer des regards de haine vers Leinjan, surveillant les cruchons à chaque passage. Puis, elle se décidera à les prendre dans la cage, ne voulant pas que l'autre tarée change d'avis. " Deux jours ? Vous feriez mieux de me laisser sortir d'ici " dit-elle d'une voix non contrôlée, vibrante de frustration " Elle stoppe et prend le seau vide, essayant tout de même de la passer à travers un barreau... tsss, ça ne passe pas... le déposant au sol. Vanille se redresse et, debout face à elle, elle fixe la panther " Je vois bien que t'es pas une fan des bains... t'es noire de suie. " elle ricane et glisse son regard sur le corps de la fille.

Leinjan Aries: je pars. Espère le retour de quelqu'un avant la fin de tes vivres..."

Vanille  la regarde partir sans dire un mot, elle se retourne pour lancer un regard à travers sa cage. La girl est dépitée et à bout, et lâchant un piteux soupire, elle ira s'allonger.

mardi 16 juillet 2013

Le voyage de Vanille [2]

Elle reste un moment plantée là, sans bouger, au milieu de ce convoi dévasté par les pilleurs et ignorant le cadavre du marchand; plus pour se préserver de la panique que par manque de compassion. Ceux qui connaissent Vanille la savent fragile et sujette au manque de contrôle lors de trop fortes émotions mais à ce moment précis, elle en étonnerait plus d'un et surtout son frère, à qui elle ne cache jamais ses faiblesses. La jeune femme paraît sereine, mais son corps secoué de tremblement trahi sa peur face à la solitude de la situation; aucun des siens n'est là pour la réconforter ou même, la secouer pour la sortir de sa torpeur. Mais contre toute attente, elle bouge, s'active à fouiller les restes éparpillés ça et là à la recherche de vivres, objets utiles et même armes potentielles; Vanille s'étonnant de se voir agir de la sorte alors que son esprit est encore embrouillé par le traumatisme causé par ce revirement de situation.

Elle amassera un léger butin, les voleurs n'ayant pris que les objets précieux faciles à la revente sur les marchés divers et laissant donc à Vanille de quoi organiser un paquetage sécurisant. Elle trouve de quoi se vêtir chaudement, osant même aller fouiller le cadavre de l'homme libre et y trouvant la clé de son collier; ce qui amènera un gros dilemme, l'enlever ou pas ? Pour l'instant, la girl préfère sentir le poids rassurant du métal autour de son cou... chose qui peut être incompréhensible pour certains.
Par chance, ou peut-être l'arme n'en valait-elle pas la peine, elle trouve un arc et quatre flèches dont une aura été directement prélevée dans la cuisse du marchand décédé. A cela, elle ajoutera une petite dague qui servait de couvert au marchand et son collier Taluna qui ne l'avait jamais quittée. Au final, son sac sera bien rempli, contenant des vêtements de rechange et fourrures dont une servira de fur, de la nourriture, des pierres à feu, de la corde, ses armes et la gourde d'eau qu'elle avait rempli à la rivière quelques heures plus tôt.

Vanille ne s'attarde pas plus longtemps sur le lieu du crime, s'éloignant de l'endroit en s'aidant d'un ciel étoilé que le jour déclinant dévoile pour l'orienter ben évidemment vers le Sud. Les régions du Milieu sont forts variées et la jeune femme, bien emmitouflée dans ses vêtements qui dissimulent par le même occasion son collier d'esclave. Elle voyage en fin de nuit jusqu'en milieu d'après-midi afin d'encore jouir de la clarté du jour pour se trouver un abri, chasser de petits animaux et exploiter les dons de la nature pour ainsi économiser ses maigres vivres. Elle évoluera de la sorte durant une main, presque deux, voyant les plaines des Terres du Milieu laisser place à une forêt dense dont l'ambiance et le silence troublant augmenteront le sentiment d'insécurité de la jeune femme.

Il est difficile d'évaluer la progression du jour dans un endroit pareil, Vanille décidant d'établir son campement de nuit dans l'un de ces énormes arbres dont l'une des larges branches se déploie en une espèce de terrasse confortable. Elle dispose quelques pièges à collet autour du tronc de l'arbre et ramasse des pierres, de la terre et du bois qu'elle rassemble dans un vêtement habilement fermé par une longue corde. Arrivée en haut de sa branche, elle dépose son sac à dos et hisse le paquetage contenant les pierres en tirant sur la corde qu'elle n'avait jamais lâchée. La girl organise son campement de fortune, formant un foyer à l'aide des pierres et de la terre, y allumant un feu pour cuire le poisson pêché lors d'un passage de rivière et répartissant tout ce dont elle a besoin à portée de mains pour passer la nuit. Une nuit qui fut très vite écourtée par un danger, réveillant la jeune femme dans une panique la plus totale, son cri retentissant à un demi pasang à la ronde...

[A suivre...]

jeudi 30 mai 2013

[Rp] Tu es mienne...

Vanille est enfin rentrée à Farad, son frère et le marchand ayant fait le voyage jusque Klima. Il s'en était fallu de peu, Vanille était aux prises avec le slaver de Klima, tentant encore de se sauver et d'embarquer dans la caravane au départ de la cité.
Rentrés à Farad, la girl n'a pas encore retrouvé ses marques, elle ne sait comment agir face à celui qui affirme être son Maitre. Les faradiens lui laisseront la nuit pour s'apaiser légèrement et retrouver une ambiance sereine. Mais Vanille s'enferme, s'imprégnant du calme des docks souterrains bercés par le clapoti de l'eau.

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Drakkon Constantine s'approche silencieusement de la silhouette rêveuse et lâchera un " Tal Mine..." assourdi, cherchant à ne pas lui faire peur.

Vanille avait entendu les pas, les clapotis de l'eau n'étant pas assez puissants pour masquer la calme de l'endroit. Elle tournera un moment la tête, levant ses yeux émeraudes sur son maitre... elle se décide à bouger... laissant plâner le doute quelques secondes... elle se dresse pour de suite se laisser glisser sur les genoux "Nidan mon Maitre".

Drakkon Constantine esquisse un sourire attendri, appréciant revoir son ange blond de nouveau à ses côtés. Il semble moins las que la veille, les marques sur son corps virant au violet révélant que les soins de Ian font progressivement effet. Il s'approchera d'un pas, sa main s'étirant et révélant des poings marqués de nombreuses coupures, comme les vestiges d'un combat à main nues. Il étire la main vers elle comme un appel, cherchant à l'amadouer "Viens par là."

Vanille le regardera avec un regard voilé, le vert de ses yeux troublé par une lueur de douleur alors qu'il avance vers elle. Elle hésitera, la girl n'étant plus sûre de rien: elle a perdu cette faculté de faire confiance tant les coups et les mots l'ont blessés. Là, face à lui, elle parait vulnérable et perdue et c'est avec délicatesse et prudence qu'elle s'avance vers lui, n'osant certainement pas contrer un ordre "Oui" murmure-t-elle simplement dans un léger souffle, les yeux vrillant vers le sol.

Drakkon Constantine vient lentement effleurer sa joue. Il n'a pas encore connaissance de ce qu'elle a vécu et souffre de la voir presque le craindre et se comporter face à lui comme un inconnu. Deux jours auparavant... il ignorait encore les mésaventures de sa Kajira, persuadé qu'elle avait rejoint Farad pendant la capture du marchand. C'est Ian finalement qui lui avait appris la triste vérité et il découvrait qu'il devait regagner la confiance de sa propre Girl. Il effleurait la douceur de sa joue avec le pouce, traçant la ligne des larmes qu'il avait essuyé la veille et cherchant à démarrer un premier contact. Il n'avait lui aucune hésitation, usant d'une douceur redondante et d'un silence pesant pour qu'elle revienne à lui. C'est plutôt en cherchant à la faire lâcher sa rancoeur qu'il lui ordonnera un "Parles moi..." étouffé, suivi d'une descente accroupie qui le plaçait face à elle, sa main continuant à caracoler sur sa joue et le coté de son cou comme une présence continue.

Vanille se courbe un peu plus vers le bas, voûtant son corps dans une position de protection. Elle se renferme et tourne la tête de côté, écartant la main de Flow qui dessine des tracés brûlants sur sa peau fragile. Le bracelet de métal résonnera dans un cliquetis dont la girl s'est finalement habituée, dévoilant un poignet meurtri par les frottements réguliers. Elle serre les dents sur un cri de rage qu'elle tente d'étouffer... lâchant un gémissement minable à la place, revivant en images toutes ces mains passées à tenter de se faire entendre... Elle a peur et rejette.

Ian Cameron mettra les poissons qu'il vient de pêcher sur le côté, s'approchant lentement du maitre et de sa soeur, n'osant pas les interrompre. Apparemment, ils ont des choses à régler, et vu le regard de sa soeur, ça semble suffisamment grave pour qu'il reste en retrait. Elle a souffert, il le sait, il lui fera un signe de la main et un sourire d'encouragement. Il s'éloignera sans rien dire, même pas sûr qu'ils l'aient aperçu.

Drakkon Constantine referme aussitôt sa main sur le cou de la Girl, transformant la douceur de sa caresse en une étreinte affermie. Les doigts remontent le long du Ko-Lar qu'elle porte, celui qu'il lui a posé lorsqu'elle a intégré sa chaine. Il ne relève pas le visage qui se tourne et rappelle son attention d'un mouvement vers l'avant qui affirme sa prise sur elle. Le bras est ferme, la tenant par cet objet de soumission que ses attaquants semblent ne pas avoir touché. Il reprend d'une voix qui prend un sérieux inquiétant un "Tu es à moi ,Vanille..." Sa main vient tourner légèrement le collier métallique pour que celui-ci opresse la gorge et l'oblige à regarder vers l'avant "Je veux t'entendre le dire, Kajira... A qui appartiens-tu ?"

Vanille frémi un instant, son corps se raidissant au fur et à mesure qu'elle sent la pression sur son collier, marquant la présence de cet objet de soumission. Elle se fige, le temps paraissant s'écouler lentement alors qu'elle est dans l'attente d'un geste qui pourrait suivre cette dominance. Vanille sursaute, ses mots résonnant en elle comme s'il venait de lui hurler cette évidence... Elle écarte un peu les genoux, affaissant encore un peu plus son corps vers le bas tout en tournant vers lui un visage farouche marqué par la peur. Elle entrouve les lèvres, semble hésiter, son souffle s'échappant dans un rythme légèrement affolé pour enfin murmurer d'une voix rauque "J'appartiens à mon Maitre... Toi." Elle croise son regard à l'éclat bleuté l'espace d'un instant, cherche une autre présence autour d'eux mais ferme finalement les paupières comme pour se protéger, s'isoler dans un cocon qu'elle veut rassurant.

Drakkon Constantine ramène doucement le bras vers lui , obligeant le corps contracté à se voûter vers la présence masculine qui s'impose devant elle. Il ne cherche pour l'instant ni à l'amadouer, ni à lui faire oublier les traumatismes des derniers jours. Il lui rappelle sa place et là où est née et doit rester sa devotion. Sa voix plus ferme et rauque reprend avec le même ton pédagogue en répétant un "Tu m'appartiens Vanille..." Il se voûte sur elle et effleure de son souffle sa joue alors qu'il l'oblige à se baisser plus encore "Ton corps m'appartient..." Il pose un genoux au sol entre les cuisses qui s'ouvrent et continue de l'obliger à s'abaisser d'une pression sur le Ko-Lar vers le bas "Ta vie m'appartient... Vanille." Il usera de son poids pour lentement plier le corps presque en boule, l'obligeant à baisser le visage et offrir la surface de son dos. Cela a l'avantage que la Kajira n'a plus à affronter son regard et peut, tel un foetus, se protéger de sa présence et de sa nouvelle peur de lui "Répètes !"


Vanille suit le mouvement du marchand sans aucune résistance, l'homme venant modeler la position de la fille à sa guise, la girl ayant bien compris qu'elle n'était rien d'autre qu'un objet utilisé par les libres. L'hypersensibilité de Vanille a été son pire ennemi et là encore, elle n'arrive pas à controler les tremblements de son corps malgré cette position featale qui lui apporte une sécurité... enfermée avec elle-même. Elle sent son propre souffle haleter de peur, elle entend son propre coeur battre trop vite. Et, alors que le marchand lui demande de répéter, c'est dans un cri de douleur qu'elle sortira encore les mots qu'il veut "Ma vie appartient à mon Maitre." Elle fera tout ce qu'il veut, ayant pris l'habitude ces derniers temps à accepter pour ne pas subir la douleur ou tout autre traumatisme qui blesse... Il verra son corps tressaillir alors que dans l'esprit de la jeune fille, le souvenir des coups d'aiguillon l'assaillent. Elle renifle, ses larmes roulant le long de ses joues pour venir mourir sur le bois du ponton... Rien d'étonnant là dedans, les pleurs, c'est Vanille.

Drakkon Constantine était d'une froideur surprenante. Quelques semaines auparavant, quand le regard de sa kajira se posait sur lui avec bienveillance, il l'aurait prise dans ses bras pour réconforter cette frousse qu'elle ressentait. Il avait déjà plusieurs fois aidé sa 1st Girl à lutter contre sa frousse, contre son stress et cette terreur qui l'envahissaient bien trop vite pour être controlé. Une fois encore la lecon recommmencait... mais il était l'objet dérangeant dans son mental. Il relâchait la pression sur le Ko-Lar, la libérant de la poussée vers le bas et venant poser sa main à plat sur le dos rond. Le signe montrait que les mots le satisfaisaient et ses doigts reprenaient la douce caresse sur l'épiderme de Vanille, lui rappelant leurs contacts du passé. Il revenait régulièrement étirer les doigts sur le métal du Ko-Lar en raidissant la forme et venant dans un geste qu'elle connaissait par coeur cercler la nuque de manière possessive. Il se penchait sur elle et l'apaisait d'un "Chhhuttt... Vanille... Calme-toi... Parle-moi..." Son bras glissait le long de l'échine et venait la prendre par la taille, gardant cette pression sur elle pour qu'elle reste dans cette position de protection. Il l'obligeait à se replier sur elle-même, comme si c'était à elle qu'elle faisait des aveux et on à la silhouette invisible au dessus d'elle "As-tu été frappée ?"

Vanille Calmera ses pleurs ou du moins, taira ses gémissements, les larmes continuant de couler le long de ses joues. Elle tente de se focaliser sur les gestes du marchand. Ces gestes qu'elle connait par coeur et qu'elle n'avait jamais redouter. Il faut qu'elle se recentre sur cela pour chasser les images de ses captivités qui l'épuisent durant ses nuits. Elle sent son corps frémir instinctivement sous les caresses de son Maitre, étant même capable de faire l'inventaire des tracés brûlants qu'elles laissent... Elle veut résister, son esprit le veut car elle sait que la douceur est un moyen de la contrôler. Le slaver de Klima ayant utilisé ce stratagème pour l'amadouer... Mais pas ici, avec Flow, elle ne peut se mentir, son être résonnant sauvagement à son contact. La question la piquera au vif, se redressant pour combler ce besoin de le voir, de laisser parler son regard blessé alors que sur ses lèvres il pourra lire un 'oui' silencieux. Elle n'arrive même pas à lui crier ce mot au visage... elle n'arrive même pas à hurler la rage et la douleur qu'elle ressent. Elle le fixe, l'émeraude de ses yeux brillant d'une histoire mal vécue... son visage implorant un répis... peut-être même un oubli.

Drakkon Constantine l'attire à lui, l'obligeant à ce contact charnel continu qui impose la main qu'il a sur elle. Son doigt vient détacher une mèche blonde de ce regard trempé, la fixant avec toute l'intensité de son oeil unique. Il finira par la hisser sur son genou posé au sol, la plaçant à califourchon contre lui et face à son torse tout en continuant de la caresser doucement "C'est du passé... Ils n'ont d'important que la force du souvenir que tu y rattaches." Il venait doucement remonter les doigts le long de la colonne, finissant de nouveau sur le cou de son esclave et la poussant vers lui "Est-ce plus important que ça Vanille... hhhm ?" Son visage plonge sur elle et vient lentement effleurer ses lèvres, la berçant d'une douceur tactile qui alterne fermeté et tendresse, la plongeant dans la douce euphorie de deux corps qui se redécouvrent "T'ont-ils fait oublier ceci également... hhm ? Vanille. ?" Il glissait finalement sa main sous les fesses de sa Kajira, la hissant contre lui et venant refermer ses bras autour du corps tremblant "Je reste avec toi désormais... j'ai été trahit Vanille... c'était un piège."

Vanille écarte les mains de son corps dans un geste apeuré mêlé de défense... son attitude encore très indécise sur la façon dont elle doit agir. Elle retient son souffle, le temps de laisser le marchant l'attirer à lui... pour finalement expluser cet air dans un gémissement plaintif. Elle a eu mal, elle a eu peur... alors qu'elle a essayé de rester forte et à cet instant, elle a envie de lui faire mal aussi. Elle sait... elle a compris qu'il avait été torturé, les marques sur le marchand confirmant des jours de détension dans une extrême souffrance... peut-être pire que la sienne. Alors, elle contrôle, serrant les poings tout en lâchant un cri déchirant d'abandon... son corps se laissant aller contre lui pour accepter ce dont il a besoin, ce dont elle avait toujours voulu espérer: rester sienne. "Je veux laver mon esprit de cette souffrance." gémit-elle avec peine "Je t'en prie, aide-moi." le supplie-t-elle tout en se laissant diriger par cet homme qui la connait si bien, cet homme libre capable de maitriser ce corps en offrant ce qu'il réclame. Vanille relâchera finalement toute pression, ouvrant les doigts pour venir glisser les mains dans son dos et s'accrocher à lui. Elle est à fleur de peau et le lien qu'il vient de rétablir est encore fragile. Il le sentira, les gestes de la girl sont encore hésitants, perturbés entre l'envie de laisser exploser une rage sourde ou le besoin de pomper tout le réconfort et la sécurité que ses gestes promettent "Je ne veux plus... je ne veux plus... être abandonnée... je t'en prie mon Maitre."

Drakkon Constantine l'entourait de sa présence, la blotissant contre lui et venant lui murmurer des paroles apaisantes. Alors qu'il caressait ses cheveux et son dos, il viendra régulièrement presser sur le Ko-Lar , répétitif et marquant sa possession "Jamais tu n'as été abandonnée Vanille... j'étais prisonnier. Je te croyais à l'abris et en sécurité. Je n'avais aucun moyen de savoir..." Il lui relevait le menton et reprenait avec un sourire "Aucun moyen de te sauver... mais jamais je ne t'ai abandonnée... TU es Mienne..." Il glissait lentement le visage sur le buste de l'esclave, la marquant cette fois de ses lèvres brûlantes vers la poitrine. Sa main s'affermissait sur sa partie charnue, comme pour lui faire oublier dans cette étreinte tout ce qu'elle avait vécu.

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To be contined but only for us. Next is a secret.

lundi 6 mai 2013

Et en chanson...


Drakkon Constantine la pousse vers l'avant, le sourire revenant en entendant les mots de sa Kajira. Il semble retrouver son entrain et l'oblige à sortir ses idées noires du crâne en imposant l'exercice périlleux du "Alors tu chantes!" Hop, il fait un premier pas, ça veut dire que tout le monde avance et que Vanille va devoir improviser le fond musical.

Vanille aura chanté tout le long du chemin: une chanson comique qu'elle chantait étant jeune, lors de ses virées avec GrandPa. Elle n'est pas si bonne chanteuse, quelques fausses notes ayant troublés la représentation... essouflée... mais fort heureusement, sa voix est douce et agréable. Vanille stoppe, vrillant le regard autour d'elle avec étonnement.

Drakkon Constantine: Je veux une autre chanson... une qui représente ton frère *désignant Ian qui est à la traine* Une qui me fera penser au lien entre vous deux. (( Lien Yutube ;-) ))

Vanille fait la moue et réflechi un instant... elle acquiesse et fait un sourire craquant... commençant doucement un autre chant. Son regard émeraude fixe son maître... parlant de ce que son frère repésente pour elle, celui qui sera toujours là pour elle... et celui qu'elle suivra sans crainte.

Vanille: https://www.youtube.com/watch?v=mO49PZwTPco


Drakkon Constantine se rapproche doucement de Vanille, sa main venant caresser sa joue et lentement la prendre contre lui. Il se laisse bercer par le chant qu'elle semble avoir choisi, ses lèvres venant se poser sur les siennes sans se douter un instant de ce qu'elle a vécu quelques ahns plus tôt. Par cet exercice un peu surprenant, il entoure sa kajira d'un havre de douceur et d'une certaine tendresse alors qu'il la colle contre lui pour partager sa chaleur et lui faire ressentir sa protection "Joli choix Mine..."

Drakkon Constantine: En as-tu aussi une pour... moi? * lui levant le menton pour venir planter son regard azur dans le sien. Sa prunelle bleue révèle toute l'affection qu'il porte à ce petit bout de femme dont le sourire habituel lui manque.

Vanille  termine doucement sa chanson, accueillant le baiser avec une sérénité retrouvée. Son maître a été malin, ayant habilement détourné son esprit des frayeurs qu'elle a vécu il y a peu. C'est avec un naturel évident et une totale confiance qu'elle se laissera aller dans les bras du marchand, un profond soupire s'échappant de ses lèves entrouvertes. Elle ne dira rien, ne justifiera pas son choix... c'est le chant qui lui est venu rapidement. Elle lève les yeux vers Flow, souriant doucement "Bien sûr... mon Maître... veux-tu que je la chante pour toi?"

Vanille : https://www.youtube.com/watch?v=VyR7yoDBQSg


Drakkon Constantine: (( Awww ♥ ))
Vanille: (( oui, c'est ta chanson ça ♥))

jeudi 2 mai 2013

[Rp] Féline rencontre...

Sigfrid gratte à la porte et miaule.

Vanille ouvre la porte et baisse les yeux sur le félin... surprise et intriguée mais nullement effrayée "Et bien mon chat, que fais-tu là?"

Sigfrid fait une petite tête inoffensive et cute, la langue pendouillante de soif, il se lèche le nez et miaule d'un son de complainte avec une tête de chat battu abandonné.

Vanille observe l'animal, comprenant plus ou moins ce qu'il veut... ayant été habituée à ce genre de comportement grâce à son ami Ades... elle soupire un peu, pensant à lui et claquera la langue pour inciter le félin à la suivre, allant jusqu'au puit du market "Allez, suis-moi, je ne suis pas méchante." Elle sourit et secoue légèrement les doigts, diffusant son parfum vanillé.

Sigfrid lèche la main de la fille qu'il connait mais secrètement, et miaule avec une bouille se demandant s'il doit sauter dans le puit pour boire. Il pose ses patounes sur le bord et n'en voit pas le fond et fait un petit chouinement reposant ses fesses au sol.

Vanille observe du coin de l'oeil l'animal qui la suit assez docilement. Elle se dit qu'il doit vraiment avoir soif pour agir de la sorte... si c'est bien de cela dont il a besoin. Elle sourit, sentant sa langue râpeuse contre la peau de sa main "Oui, oui... je m'y attèle." La girl se penchera alors sur le puit pour tirer sur la corde et en sortir un seau rempli d'eau fraîche. Elle le dépose sur le sol, face à la bête, avec lenteur tout de même... elle se reculera pour lui laisser un espace de confiance.

Sigfrid ouvre grand sa bouche, réjoui de la bacquée d'eau et y plonge direct le museau en lappant comme s'il n'avait pas bu depuis au moins... tout ça! Il en boit bien la moitié avant de ralentir et se lécher les babines avec un air repu. Son bidou tout lourd, il semble se détendre comme un bien heureux et miaule sur la gentille fille qui a compris qu'il crevait de soif.

Vanille observe l'animal de ses yeux verts brillants et tristes, ne sachant pas s'empêcher de le comparer avec son larl Ades. Celui-ci paraît plus jeune et beaucup moins méfiant et c'est avec un sourie aux lèvres qu'elle constate qu'elle avait tapé juste. "Tu avais soif... mais pour le reste, je ne sais pas t'aider... Si tu as faim, tu vas devoir chasser." Elle vrille le regard autour d'elle et lâche un soupire. "Je ne suis qu'une esclave, de la viande, c'est trop précieux pour être donné à un... animal." Elle grimace, se rendant compte qu'elle lui parle.

Sigfrid  fait un chouinement mais reprend vite sa petite bouille joyeuse et sa langue fraîche pendouille gaiementI. Il lève ses fesses, complètement naif de si elle peut vouloir le taper ou quoi et vient se frotter à elle comme si elle était son doudou, pour la remercier en ronronnant comme un giani qu'il est.

Vanille lève un peu les mains au départ, laissant le félin venir se frotter à ses jambes... elle l'observe un moment, souriant et finalement, comprenant très bien que sa nature simple et spontanée lui a toujours donné un bon contact avec les animaux, même dangereux. la girl laissera donc tomber les mains, lentement, ses doigts glissant dans la fourrure du giani à chaque fois qu'il passe contre elle "C'est la première fois que je te vois par ici. Es-tu perdu?" se demande-t-elle, réflechissant tout haut.

Sigfrid fait un petit miaulement de complainte comme si il était perdu et fait des petits chouinements mélangés à des ronrons, faisant le dos rond de bonheur quand la main passe dans son poil soyeux et doux comme un jeune giani qui n'a pas eu de coups durs. Il arrête de se frotter sur ses jambes et vient jouer en mettant sa tête sous la main de la fille, la poussant doucement comme s'il en voulait encore.

Vanille reste plantée là, au milieu du market et contre un giani qui arrive même à avoir d'elle ce qu'il veut. Elle, une slave qui se retrouve à contenter un félin en lui grattant les oreilles. Vanille le fera, d'une main sûre et douce à la fois, se disant que de toute façon, ses tâches de la journée étaient finie et que ce contact particulier la conduira vers une fin de journée plutôt agréable "Tu te rends compte, Chaton, même toi, tu arrives à m'ordonner. Je suis pathétique." elle lâche un profond soupire.

Sigfrid cligne ses yeux en amande sur elle en ronronnant comme une petite chose craquante. Il lèche sa main tendrement sans essayer de mordre, juste qu'il léchouille tendrement plus proche de l'époque des mamelles que des steaks sans doute. Il arretera de l'embeter à pousser sa main et pose alors sa tête contre sa cuisse les yeux entrefermés en extase avec les caresses derrières les oreilles, ronronnant de plus belle comme un bien heureux.

Vanille ne bouge toujours pas, à moitié perdue dans ses pensées, la main retenue dans la vide comme le giani a changé d'attitude. Elle clignera des yeux, revenant à la réalité pour croiser le regard lumineux de cet animal "Pfff, on dirait vraiment que tu me comprends. Ce n'est pas possible, tu dois avoir un proriétaire... un giani comme toi n'est sûrement pas sauvage." Vanille passera une main tendue sur sa propre nuque enserrée du collier du marchand et ajoutera "Tu ne dois pas rester ici... ta vie serait en danger."

Sigfrid chouine et lèche sa main ses supers jolis yeux verts comme les siens brillent, pire que sa pale copie le chat botté, et reste papillonner de ses longs cils noirs et dorés faisant une bouille brise coeur comme s'il était tout paumé. Il n'a visiblement pas de trace de collier mais a sûrement dû connaître les contacts goréens vu qu'il est docile comme une peluche. Il se met à ronronner de nouveau en la fixant, intrigué.

Vanille se penche un peu sur le gros chat, son parfum vanillé les encerclant tous les deux... de ses mains douces et fragiles, elle enserrera la tête de l'animal, venant plonger son regard dans le sien tout en prenant une attitude plus instinctive et sauvage "Ecoute Chaton, ici, ils font le commerce d'humains comme moi et de toute autre marchandise de valeur." Elle étend une main vers son dos, la glissant le long de son échine, sentant le regard du giani la transpercer "Et une fourrure comme la tienne, ça vaut de l'argent... sauve-toi!"

Sigfrid a une bouille un peu plus tristouille, chouine encore et fait soudain un petit couinement strident comme si on l'abandonnait. Il vient loger sa tête dans le creux de ses jambes comme pour se protéger, ses fesses se posant au sol et collant son flanc contre elle. Il cherche sa chaleur et ronronne encore mais plus doucement, sa tête faisant des petites caresses dans le tissus noir.

Vanille le regarde faire, ne bougeant pas alors qu'elle lâche un gémissement triste " Je suis incapable de prendre soin de quelqu'un... Je ne sais même pas protéger mon frère contre la colère de mon Maître. Je suis juste bonne à panser les blessures après les punitions. Alors, comment veux-tu que je prenne soin d'un giani? Je m'occupais d'un larl et regarde... il n'est jamais revenu." Elle ne résistera tout de même pas à plonger les doigts dans la fourrure soyeuse de sa tête, sa faiblesse tactile reprenant le dessus "Mais tu es un animal libre, toi, tu peux donc aller et venir. Moi, je serai toujours ici."

Sigfrid  lui colle une longue léchouille râpeuse du bas ventre jusqu'en haut des abdos et pendouille sa langue bouche ouverte comme un petit animal joyeux et ronronne si fort qu'on entend presque plus les vilains moches tharlarions râler après les bidoches. Il se met alors à sautiller devant, il sent sa profonde tristesse et essaie à sa manière de la faire sourire et saute devant elle, fesses en l'air et cage toraxique au sol avec son air de giani joyeux et cute, genre on en veut comme peluche!

Vanille étire un léger sourire en voyant l'animal passer en mode 'distraction'... elle hausse les épaules et le suit de son regard émeraude "Bon, j'avoue que tu es craquant... si ça ne tenait qu'à moi, je domirais contre toi, Chaton... mais tu dois passer une épreuse..." Elle grimace et se penche vers lui " Mon Maître... c'est lui qui décide." La girl viendra ébouriffer les poils au dessus de son crâne et ajoute "On verra s'il ne te fait pas peur. Mais pour l'instant, je dois rentrer derrière ces murs et il vaut mieux que tu gardes la possibilité de fuir vers la jungle en restant de ce côté-ci. Sois sage Chaton."

jeudi 21 mars 2013

Rp - blind

Sans le regard, l'esprit vagabonde...


Ca fait quelques temps que la fille est éveillée, son monde toujours plongé dans le noir à cause de ce bandeau qui enserre ses yeux dans un cocon protecteur. Elle sent moins de démangeaisons mais tout de même, elle aura ce geste, ce réflexe pour aller frotter cette zone irritée, tendant la corde qui retient ses poignets astucieusement attachés de façon à autoriser un certain confort pour la nuit. Vanille lâche un léger grognement de frustration, le corps de son frère pivotant pour se lover derrière elle alors que ses doigts viennent enfin déserrer les noeuds. Elle savait qu'il ne dormait plus, qu'il attendait qu'elle sorte de son sommeil pour la libérer tout en déposant un doux baiser dans son cou... tendre attention pour souhaiter le bonjour à sa soeur avant de quitter la tente et s'aventurer dans le jour à peine levé.
La jeune femme ne bougera pas, un léger sourire marquant ses lèvres alors qu'elle s'imprègne de cet état de bien-être causé par le simple baiser. Mais ce sera de courte durée, ses pensées la ramenant doucement vers la réalité et les épreuves à suivre... se faisant violence pour forcer son corps à bouger et sortir de cet endroit restreint et rassurant qu'est sa tente. Elle délie son corps gracieux et effilé, étirant ses muscles tel un jeune larl sortant d'une sieste et ne se souciant guère d'une quelconque présence dans le camp qui pourrait profiter du spectacle. La girl est là, plantée devant la tente, ses doigts passant sur le bandeau pour calmer les brûlures de son regard irrité... grognant  d'agacement face à cette situation déstabilisante.
On se demanderait ce qu'elle fait là, le corps figé et frissonnant d'appréhension à l'idée de devoir évoluer dans le camp, un endroit pourtant bien connu de la fille. Son esprit, lui, est très actif, vrillant ses pensées vers l'épisode de la veille alors qu'elle s'était retrouvée au centre de l'attention de tous; Maître, frère et soeurs. Elle avait senti les mains venir la toucher, l'effleurer sans qu'elle s'y attende, lui arrachant de petites exclamations de surprise. Les chuchotements de son Maître au creux de son oreille prenant une ampleur glaciale... n'ayant pas besoin de la vue pour comprendre la colère du Marchand. Il l'avait testée, l'obligeant à répéter et répéter encore ses déplacement dans le camp... la forcant à prendre ses repères au plus vite pour finalement lui prouver qu'elle pouvait surmonter cette épreuve. Vanille avait obéi non sans mal, se mouvant lentement et sans assurance à travers le camp, décuplant ses sens afin de compenser la défaillance de sa vue. Elle avait pleuré, seule tout en sentant leur présence non loin, leurs regards attentifs posés sur elle venant pîquer son échine de frissons paniqués... mais elle l'avait fait, ne trébuchant qu'une ou deux fois.
Maintenant, elle est là, un frisson venant secouer son corps d'une décharge tout en la ramenant à la réalité du matin... Un couinement apeuré s'échappe de ses lèvres entrouvertes alors qu'elle essaye de contrôler sa respiration pour se mettre à l'écoute des bruits qui l'entourrent, prenant lentement ses repères auditifs. Elle fera un pas ou deux, penchant légèrement la tête en arrière pour inspirer profondement et s'imprégner des parfums propres à la vie du camp. La girl étirera un sourire accompagné d'une légère lamentation frustrée alors qu'elle reconnaît le parfum particulier de son Maître mêlé de l'odeur plus prononcée du Blackwine. Il est là, se raidissant à l'idée qu'il a son regard figé sur elle, évaluant la progression lente de Vanille vers son but. Un "Nidan, mon Maître" sera à peine soufflé, preuve tangible qu'elle a senti sa présence.
La kajira atteindra avec peine et énervement le coin cuisine, se laissant tomber au sol avec fatigue tout en lâchant un grognement colérique. Se concentrer autant pour ne faire que quelques mètres aura eu raison de son humeur, frustrée de se sentir diminuée et inutile. Vanille explorera la cuisine à tâton pour trouver ce dont elle cherche, mettant un temps fou pour se servir un bol d'eau malgré la chance d'avoir une soeur qui a pensé à déposer une cruche d'eau fraîche à son intention. Elle se déslatère en silence, son attention focalisée sur les mouvements et sons qui proviennent de son propriétaire, remerciant intérieurement Deli d'avoir facilité cette tâche.
Ses soigts se reserrent nerveusement autour du bol, sa respiration s'accélérant alors qu'elle percoit le mouvement de Flow. Elle arrête de boire, figée dans son geste, dans l'attente de comprendre ce qui se passe, ouvrant ses sens pour augmenter son attention. C'est interminable, elle a l'impression que le temps s'écoule avec lenteur, l'amenant dans un sentiment de panique... son corps tendu à l'extrême. Vanille sursaute, lâchant une exclamation du surprise dans un souffle stressé alors que les doigts de son Maître effleurent sa joue pour venir la gratifier d'une douce caresse. En un quart de seconde à peine, elle se détend, penchant la tête sur le coté au fur et à mesure que la main glisse le long de la ligne de sa mâchoire pour atteindre son cou et lui offrir une pression possessive au niveau de son collier. Elle le sent se pencher légèrement sur elle, elle en est certaine, et son coeur viendra cogner dans sa poitrine alors qu'un "Nidan Mine" viendra cajoler son esprit tourmenté...

mercredi 13 mars 2013

Voyage à Melicerus et affaire du siècle.

Flow était depuis quelques jours dans la cité de Melicerus et ses affaires étaient en très bonne voie. Il avait profité que l'ensemble des marchés avec les commerçants locaux étaient bouclés pour visiter un peu plus cette cité dont il n’avait finalement vu que la Taverne.
Plusieurs libres locaux lui avait parlé d’un de ses compatriotes qui semblait être entre la vie et la mort au Lazaret. Il n’avait pas particulièrement de sympathie pour les gens de Klima même s’il servait la cité du Sel depuis plusieurs années et c’est uniquement par curiosité qu’il avait décidé de se rendre dans ce lieu de soin pour s’informer sur le mourant et sur celui dont il devrait annoncer la disparition.

En toute honnêteté, il n’avait pas reconnu immédiatement le Torvi nommé Asbjorn qu’il avait rencontré plusieurs fois à Klima et finalement seules les Locks blondes avaient pu lui donner un indice. Il ne l’avait pas spécialement accroché ni lié d’amitié fidèle mais l’avait trouvé interssant par leurs origines communes et un franc parlé qui faisait souvent défaut au gens du Sud. Il se souvenait de leur goût commun pour les bonnes boissons et la cuite qu’ils avaient pris en se querellant sur les beautés du Sud et du Nord. Ai... pour sûr... avec le temps, ce type serait peut être devenu un ami... ou au moins un adversaire respecté. Le teint blafard et l’amaigrissement du guerrier le rendait méconnaissable; sa respiration rauque révélait la difficulté qu’il avait à évacuer le souffle de vie et chaque mouvement semblait lui coûter un effort difficilement surmontable: finalement, plus rien à ce stade ne restait de l’homme de ses souvenirs.
Il avait passé plusieurs heures à son chevet, cherchant dans ce corps usé par la maladie un quelconque espoir de le voir se remettre sur pied et il avait rapidement déduit que seul un miracle remettrait cet ancien guerrier dans le monde des valides. Ce laps de temps où il l’avait accompagné avait été un monologue sans fin du marchand où il lui avait parlé de sa propre enfance, leurs origines communes rapprochant finalement les destins de ces deux hommes ou des traditions de chez eux à leur goût pour les mâles qu’ils devaient masquer chaque jour... il lui avait finalement tenu une certaine compagnie pendant la fin de son séjour sur Melicerus.

Ils se souviendra à jamais des paroles touchantes de cet homme au coeur qui paraîssait si froid pour ce jeune esclave Asgeir.  Malgré le souffle rauque et les lèvres craquelées, Asbjorn avait voulu lui parler de lui, usant le peu de force qu’il avait et son regard clair planté dans le sien comme un dernier espoir que sa parole soit transmise... mais à aucun moment le marchand n’en avait compris les raisons.

L’articulation était difficile et les tentatives s’entrecoupaient de crise de fièvres difficiles à gerer.   Peut-être pour lui demandait-il de le libérer... de le protéger... ou plus logiquement de ne surtout pas y toucher car il était sien.
Il sentait une certaine affection du guerrier Torvi pour l’esclave de combat... il ne parlait ni de ses biens, ni de sa famille, mais de ce Boy qui avait su le faire vibrer sûrement et c’est pourtant sans aucun remord que Flow fera ce qui semblait pour lui inévitable; l’opportunisme marchand à l’œuvre. Le kajiru livré à lui-même fuirait tôt ou tard et il se devait à défaut de le tuer, le garder sous sa protection au cas où l’homme survivrait à ce fléau viral … voilà la version qu’il donnerait… dans les faits.. un fighting boy valait une fortune et il avait déjà pu admirer la qualité du jeune Blond.
Il décidait aussitôt que celui-ci serait sien... quitte à bafouer l’honneur Torvi par un vol détourné sur un mourant.

Les dernières Ahns de son séjour serviront à manigancer une vente, rassembler les papiers et obliger la main tremblante du type par un mensonge évident à lui signer quelques papiers qui viendront  valider la vente de l’esclave pour un prix dérisoire... 50 Tarsks de cuivre... à peine le prix d’une femelle peu éduquée...  mais suffisamment pour brûler le corps à la manières des gens du Tohrvaldsland avec des instructions fermes sur le rituel à respecter. Il fouillera la chambre et les affaires du guerrier désormais privé de force, profitant de ce sommeil sans rêve du malade pour chercher avec un acharnement malsain les papiers du jeune Blond.
C’est muni d’un torchon indiquant le désir d’Asbjorn de vendre son mâle à collier et des anciens papiers du Blond qu’il reviendra sur le camp, bien décidé à officialiser par un scribe cette vente frauduleuse et de sortir le jeune fighter du Kennel pour l’intégrer au camp.

Il y a malgré tout une promesse qu’il avait fait à l’homme avant son départ... même si celui-ci, les yeux clos et l’inconscience aidan,t n’avait pu capter. Son murmure promettait que le boy lui reviendrait s’il survivait...  s’il survivait uniquement...  et que seul la vision de cet homme du Nord face au Marchand serait une condition du retour d’Asgeir dans sa chaîne.